Les effets de la météo sur l’air

La qualité de l'air dépend en grande partie des conditions météorologiques (température, vent, précipitations) qui peuvent favoriser la dispersion des polluants ou, au contraire, les concentrer sur une zone particulière.

Le vent joue de multiples rôles
Il intervient tant par sa direction pour orienter les panaches de fumées que par sa vitesse pour déplacer les polluants.
Plus la vitesse du vent est faible et plus les polluants risquent de s’accumuler. Cependant un vent fort et de direction clairement définie peut diriger un panache vers une zone spécifique, et, y concentrer ainsi la pollution. C’est le cas des panaches industriels, parfois.
La vitesse du vent augmente généralement avec l’altitude, ainsi plus les polluants s’élèvent et plus leur dispersion est facilitée.

Des zones sans source de pollution tout de même polluées
Les zones rurales, l’arrière-pays et les zones montagneuses, où les sources de pollution sont peu nombreuses, sont exposées à l’ozone. En effet, le déplacement des masses d’air entraîne l’ozone vers ces zones et des valeurs élevées sont enregistrées fréquemment dans les Alpes de Haute-Provence par exemple..
De plus, les particules sahariennes se déplacent jusque dans notre région et certains épisodes de pollution sont liés à cet apport. Les transferts de masses d’air amènent des particules fines de la plaine du Pô (Italie) au sud-est de la France.

Les températures, trop élevées ou trop basses défavorables à la qualité de l’air
La température agit à la fois sur la chimie et les émissions des polluants. Ainsi certains composés voient leur volatilité augmenter avec la température, c’est le cas des composés organiques volatils. Le froid, lui, augmente les rejets automobiles du fait d’une moins bonne combustion.
La chaleur estivale et l’ensoleillement favorisent les processus photochimiques, comme la formation d’ozone.

Situation normale, inversion thermique, qu’est-ce que ça signifie ?
En situation normale, la température de l’air diminue avec l’altitude. L’air chaud contenant les polluants peut s’élever naturellement (principe de la montgolfière). Les polluants se dispersent verticalement.
Lors de l’inversion de température, la température à quelques centaines de mètres d’altitude est supérieure à celle du sol. Les polluants se trouvent donc piéger sous un couvercle d’air chaud et s’accumulent.

La pluie, favorable à une bonne qualité de l’air
Les concentrations en polluants dans l’atmosphère diminuent nettement par temps de pluie notamment pour les poussières et les éléments solubles tel que le dioxyde de soufre (SO2). Les précipitations sont généralement associées à une atmosphère instable, qui favorise une bonne dispersion de la pollution atmosphérique. Les précipitations « lessivent » l’atmosphère. Elles entraînent au sol les polluants les plus lourds. Parfois, elles peuvent accélérer la dissolution de certains polluants.

Source : ATMO Sud