photo de montage avec un voyageur

Voyage autour du monde de la qualité de l’air

Le tourisme international connaît ces dernières années une croissance exponentielle. Si le secteur a un impact positif sur le développement économique des territoires, il a aussi des effets néfastes. Si certains voyageurs commencent à faire attention à leurs modes de déplacement, ils se préoccupent aussi de l’impact qu’ils pourront avoir une fois arrivé à destination. Cependant qu’en est-il pour la qualité de l’air dans le pays ou la région de destination ? Est-elle un critère guidant le choix ?

Aucune étude ne montre encore aujourd’hui que le critère de la qualité de l’air rentre dans le choix de la destination. Pourtant ça devait l’être, mais comment être objectif ? Tout comme la qualité de l’air qui a tendance à varier selon notre situation géographique, les normes de qualité de l’air peuvent aussi parfois diverger. En effet sur un même territoire, selon la source d’information, il peut exister des indices de la qualité de l’air différents. Une multiplicité d’information qu’on pourrait penser bénéfique pour mieux comprendre un sujet aussi complexe que la qualité de l’air, mais qui amène parfois aussi à beaucoup d’incompréhensions.
A travers un tour non exhaustif des indices existant à travers le monde, vous trouverez ci-dessous des éléments de compréhension sur les différences et les normes réglementaires adoptées selon les pays.

Qu’est-ce qu’une norme en matière de qualité de l’air ?

Une norme de qualité de l’air ambiant est simplement une limite quantitative d’un polluant dans l’air. Ces normes sont généralement inscrites dans la législation européenne, nationale voir fédérale et sont juridiquement contraignantes.
Les normes ont été conçues et calculées pour protéger notre santé, et notamment celles des personnes dites sensibles comme les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de pathologies chroniques.

Qu’est-ce qu’un indice de la qualité de l’air ?

Les différents indices existants permettent de synthétiser l’état de la qualité de l‘air par rapport à ces différentes normes sous la forme d’une valeur unique. L’indice de qualité de l’air remplit principalement trois fonctions :
• Évaluation de la qualité de l’air,
• Aide à la décision (état, collectivités),
• Communication vis-à-vis du grand public.
La plupart des indices s’intéressent aux polluants problématiques vis-à-vis de la santé pour lesquels il existe des seuils réglementaires ou sanitaires : l’ozone, les particules (PM10 et PM2.5), le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote et parfois d’autres composés le monoxyde de carbone, le plomb et les composés organiques volatiles. Bien que les pays aient à quelques exceptions près une réglementation portant sur les mêmes types de polluants atmosphériques, les indices sont eux parfois différents du fait des modes de calculs ou des échelles pris en compte.

Peut-on comparer les indices entre eux ?

Il n’y a ni concurrence, ni complémentarité entre différents indices. En effet, il existe plusieurs méthodes de calculs dont le choix reste propre à chaque pays. Voici les principales différences qu’on peut retrouver dans les indices :

Au niveau européen, il y a bien une réglementation uniformisée mais ce n’est pas encore le cas au niveau international. On peut dire qu’il n’y a ni concurrence, ni complémentarité entre différents indices ; il s’agit simplement d’une représentation différente des concentrations en fonction d’un choix de seuils et de classification, les méthodologies sont trop différentes pour envisager une comparaison fiable.

De nombreux autres seuils non réglementaires

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande des niveaux d’exposition (concentrations et durées) au-dessous desquels il n’a pas été observé d’effets nuisibles sur la santé humaine ou sur la végétation. Ils ne sont pas réglementaires, et n’ont donc aucune valeur contraignante pour les Etats. L’Union Européenne a toutefois suivi ces recommandations pour fixer ses propres normes.
De nombreuses sociétés privées ou structures indépendantes s’intéressent aussi de plus en plus à la qualité de l’air car c’est un sujet qui préoccupe grandement les citoyens (2ème problématique considérée comme la plus préoccupante après le réchauffement climatique selon un sondage de l’ADEME). Du fait de l’ouverture des données, elles ont accès notamment à des mesures produites par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), mais elles peuvent et utilisent parfois des modèles de calculs différents pour produire de nouveaux indices qui leur semblent peut-être plus pertinents mais qui sont difficilement comparables avec les autres indices existants, notamment officiels comme l’indice Atmo.

Tour du monde des indices réglementaires de la qualité de l’air

Zoom sur l’indice français de la qualité de l’air, l’indice Atmo
L’indice Atmo n’a pas beaucoup évolué depuis sa création (1994), hormis des ajustements d’échelle pour les PM10 en 2007. Il reflète essentiellement un caractère réglementaire car il doit être en cohérence avec les directives de l’Union Européenne. Cependant il est à noter que cet indice est actuellement en cours de révision. Le nouvel indice rénové devrait prendre en compte des concentrations de particules fines PM2.5, et ne sera plus calculé uniquement sur les agglomérations de plus de 100 000 habitants

> Comment connaître la qualité de l’air partout en France ?
Vous voyagez en France cet été ? Retrouvez l’indice de la qualité de l’air Atmo partout sur le territoire en cliquant ici

Source : cet article a été rédigé par Atmo Auvergne – Rhône-Alpes