particules ultrafines

Surveillance des particules ultrafines

Airparif, l’observatoire de la qualité de l’air en région Ile-de-France, mène une étude inédite sur les particules ultrafines (PUF) sur 4 ans qui vise à évaluer les concentrations de PUF dans différents environnements et renforcer à terme leur surveillance permanente. Le premier volet de l’étude a porté sur des mesures loin des sources de pollution.

Principaux résultats

  • Les particules ultrafines sont présentes partout et ont été en moyenne pendant la campagne de mesure deux à trois fois plus élevées dans l’agglomération parisienne que dans la zone rurale.
  • Des particules ultrafines émises par le trafic routier ont été mesurées dans l’air, même à distance des zones de trafic routier.
  • Les niveaux de particules ultrafines sont également 1,5 fois à 2 fois plus élevés lors des épisodes de pollutions hivernaux aux particules par rapport à une semaine de faible pollution.
  • En agglomération, bien que les points de mesures soient éloignés du trafic, la contribution du trafic routier à la pollution de particules ultrafines est prépondérante, ainsi que le chauffage au bois avec des tailles de particules ultrafines et des périodes de pics bien distinctes pour ces deux sources : une analyse fine des résultats selon la taille de ces particules ultrafines et en fonction des heures de la journée et des jours de la semaine met clairement en évidence la responsabilité du trafic routier et du chauffage au bois dans ce surplus de PUF dans l’agglomération durant la période hivernale. La corrélation des niveaux de PUF avec la baisse de la température et la mesure conjointe du carbone suie, marqueur de la combustion de biomasse, confirme la responsabilité du chauffage au bois, notamment lors des épisodes de pollution hivernale aux particules liées à l’usage du chauffage au bois.

Méthodologie

La campagne a été menée durant trois mois sur la période hivernale 2020-2021, sur quatre sites distincts éloignés du trafic : trois en zone urbaine (un site au cœur de l’agglomération parisienne, deux en zone périurbaine et un en zone rurale).

Après avoir effectué des mesures loin des sources de pollution, la campagne suivante (en cours d’analyse) se déroule le long du trafic routier et la suivante se fera à proximité des plateformes aéroportuaires franciliennes. Le programme s’étend au total sur quatre ans, pour s’achever en 2024. Chaque environnement est étudié autant en période hivernale qu’en été, chaque saison étant caractérisée par des sources d’émissions de polluants de l’air spécifiques.

Ce programme d’étude mené par Airparif est cofinancé par Airparif, la Métropole du Grand Paris, la Ville de Paris, l’ARS (Agence Régionale de Santé), la communauté d’agglomération Paris Saclay, et les Aéroports de Paris.

Les résultats de la seconde campagne de mesures, réalisée aux bords de grands axes de circulation franciliens durant l’été 2021, seront dévoilés mi-2022.

> Retrouvez la synthèse et l’étude complète

  Posté le : 09 février 2022