bilan qualite air 2020

Sortie du bilan de la qualité de l’air extérieur 2020 en France

Chaque année, le ministère de la Transition écologique publie le bilan de la qualité de l’air. La Journée nationale de la qualité de l’air 2021 a été l’occasion de sortir le bilan 2020. Retrouvez les principaux résultats ci-dessous.

La qualité de l’air s’est globalement améliorée sur la période 2000-2020

La baisse des émissions amorcées il y a plusieurs années, à la suite de la mise en place de différentes stratégies et plans d’action, a permis une amélioration globale de la qualité de l’air. Les concentrations moyennes annuelles de polluants diminuent et les dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé affectent moins de zones. La qualité de l’air fluctue également du fait des conditions météorologiques qui peuvent être favorables à la dispersion atmosphérique ou, à l’inverse, engendrer l’accumulation de polluants dans l’air, notamment lors d’épisodes de pollution.

Toutefois, contrairement aux autres polluants, les émissions d’ammoniac (en provenance en majorité de l’agriculture) n’ont que faiblement baissé et les concentrations d’ozone sont à la hausse avec des pics fortement marqués comme en 2020.

Malgré l’amélioration globale de la qualité de l’air, des dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé humaine à court terme (épisodes de pollution notamment) et long terme subsistent néanmoins en certains points du territoire.

En 2020, le nombre d’agglomérations concernées par des dépassements des seuils réglementaires fixés pour le NO2 et les PM10 est au plus bas depuis 2000

En 2020, cinq polluants sur les douze disposant de seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé présentent des dépassements de ces seuils. Pour l’O3, ces dépassements (calculés en moyenne sur la période 2018-2020) concernent un nombre significatif d’agglomérations. À l’inverse, le nombre d’agglomérations concernées par des dépassements est au plus bas pour le NO2 et les PM10, respectivement deux et zéro. Cette situation s’explique en partie par les mesures de restrictions des déplacements et de l’activité économique prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, l’année 2020 est marquée par un épisode de pollution à l’O3 d’ampleur nationale.

Des épisodes de pollution aux particules plus restreints sont également observés en métropole et en outre-mer.

Synthèse des dépassements des seuils réglementaires de concentrations fixés pour la protection de la santé, en 2020 (en moyenne sur la période 2018-2020 pour l’O3)

Les dépassements de seuils du territoire métropolitain ne sont pas l’unique préoccupation. En effet, de nombreux dépassement en PM10 survient en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, lorsque des poussières désertiques provenant du Sahara traversent l’océan Atlantique.

Des polluants non réglementés font également l’objet d’une surveillance spécifique en France

Compte tenu de leurs effets potentiels sur la santé humaine, la France développe progressivement un réseau de surveillance pérenne de la présence dans l’air ambiant du carbone suie, des particules de diamètre inférieur à 1 µm (PM1), majoritairement constituées des particules ultrafines, des pesticides et des pollens.

En 2019, la plupart des pays d’Europe, dont la France, dépassent les seuils réglementaires de qualité de l’air pour au moins un polluant

La législation européenne impose, pour certains polluants atmosphériques, des plafonds d’émission par État membre, ainsi que des seuils réglementaires communs de concentration dans l’air ambiant pour la protection de la santé humaine. Les plafonds d’émission sont majoritairement respectés : en 2019, seuls quatre États membres : dépassent au moins l’un de leurs plafonds d’émission. La France n’est pas concernée. En revanche, les seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé fixés pour les PM10, les PM2,5, le NO2 et l’O3 ne sont totalement respectés que par cinq pays de l’Union européenne.

Neuf États membres, dont la France, sont à la fois concernés par des dépassements pour les PM10, le NO2 et l’O3.

Les données utilisées ici pour la comparaison européenne sont celles de 2019, celles de 2020 n’étant pas encore compilées au niveau européen

Dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé dans l’UE28 pour le NO2, l’O3, les PM10 et les PM2,5, en 2019

.> Retrouvez le bilan complet sur ce lien
Source : ministère de la Transition écologique

Le bilan annuel de la qualité de l’air extérieur

Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2020 a été réalisé par les services du ministère de la Transition écologique, à partir des données issues du dispositif national de surveillance mis en œuvre au niveau régional par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air et centralisées dans la base de données nationale Géod’Air, gérée par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA). Ces données sont également transmises à l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).


Il répond à l’obligation faite à l’État de publier chaque année un rapport portant sur la qualité de l’air en France, son évolution possible et ses effets sur la santé et l’environnement.

  Posté le : 14 octobre 2021