bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2019

Sortie du bilan de la qualité de l’air extérieur 2019 en France

Chaque année, le ministère de la Transition écologique publie le bilan de la qualité de l’air. La Journée nationale de la qualité de l’air 2020 a été l’occasion de sortir le bilan 2019. Retrouvez les principaux résultats ci-dessous.

La qualité de l’air s’est globalement améliorée sur la période 2000-2019

La baisse des émissions amorcée il y a plusieurs années, suite à la mise en place de différentes stratégies et plans d’action, a permis une amélioration globale de la qualité de l’air. Les concentrations moyennes annuelles de polluants diminuent et les dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme affectent moins de zones. La qualité de l’air fluctue également du fait des conditions météorologiques qui peuvent être favorables à la dispersion atmosphérique ou, à l’inverse, engendrer l’accumulation de polluants dans l’air, notamment lors d’épisodes de pollution.

En 2019, le nombre d’agglomérations concernées par des dépassements des seuils réglementaires fixés pour le NO2 et les PM10, pour la protection de la santé à long terme, est au plus bas depuis 2000

En 2019, cinq polluants sur les douze réglementés à l’échelle européenne présentent des dépassements des seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé humaine à long terme. Même s’ils sont moins nombreux que par le passé, les dépassements observés pour les PM10, le NO2 et l’O3 sont récurrents et concernent, en 2019, respectivement 2, 9 et 49 agglomérations. Par ailleurs, l’année 2019 est marquée par deux épisodes de pollution à l’ozone d’ampleur nationale. Des épisodes de pollution aux particules sont également observés en métropole et outre-mer.

Synthèse des dépassements des normes réglementaires de concentrations pour la protection de la santé à long terme

En 2018, la plupart des pays d’Europe, dont la France, dépassent les seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé à long terme pour au moins un polluant

La législation européenne impose, pour certains polluants atmosphériques, des plafonds d’émission par État membre, ainsi que des seuils réglementaires communs de concentration dans l’air ambiant pour la protection de la santé humaine. Les plafonds d’émission sont majoritairement respectés : en 2018 (dernière année disponible), seuls six États membres dépassent au moins l’un de leurs plafonds d’émission. La France n’est pas concernée. En revanche, les seuils réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme fixés pour les PM10, PM2,5, le NO2 et l’O3 ne sont totalement respectés que par quatre pays de l’Union européenne (UE). Onze États membres, dont la France, sont concernés par des dépassements pour les PM10, le NO2 et l’O3.

> Retrouvez le bilan complet sur ce lien

Source : ministère de la Transition écologique

Le bilan annuel de la qualité de l’air extérieur

Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2019 a été réalisé par les services du ministère de la Transition écologique, à partir des données issues du dispositif national de surveillance mis en œuvre au niveau régional par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air et centralisées dans la base de données nationale Géod’Air, gérée par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA). Ces données sont également transmises à l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

Il répond à l’obligation faite à l’État de publier chaque année un rapport portant sur la qualité de l’air en France, son évolution possible et ses effets sur la santé et l’environnement.