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Mesure de la qualité de l’air aux abords des crèches, écoles et collèges parisiens

La Ville de Paris et Bloomberg Philanthropies, en partenariat avec Airparif, ont lancé en 2019 un projet pilote visant à une meilleure connaissance de la qualité de l’air. Ce projet a permis de recueillir des informations sur la pollution de l’air et d’expérimenter de nouveaux outils de mesure pendant un an, en couvrant 44 crèches, écoles et collèges parisiens et sur les rues adjacentes. Ce projet pilote a apporté un éclairage sur la complémentarité des micro-capteurs au dispositif de surveillance et d’information existant à Paris associés à d’autres outils, comme les tubes à diffusion. Présentation des résultats.

Une baisse des niveaux de pollution

Les mesures du dispositif de surveillance et par tubes à diffusion recueillies par le projet de septembre 2019 à septembre 2020, ont confirmé la décroissance des niveaux de pollution de la rue par rapport aux cours des établissements, et a quantifié cette décroissance des concentrations de polluants par l’éloignement des axes routiers dans 44 établissements parisiens. Cette situation s’explique principalement de par l’éloignement, et dans le cas du NO2 par l’effet protecteur des murs séparant la cour du trafic routier.

Pour illustration, la différence de concentration de dioxyde d’azote (NO2, polluant principalement émis par le trafic en Île-de-France) observée entre la rue et la cour est de 36% en moyenne dans les établissements étudiés.
Les baisses varient en fonction de l’aménagement de l’école au regard de la rue mais pour l’ensemble des écoles surveillées, les niveaux de dioxyde d’azote mesurés dans les cours d’établissements respectent les recommandations de l’OMS. Par contre, les recommandations de l’OMS ne sont pas respectées pour les particules fines PM2.5, dont les sources comprennent également le trafic mais sont plus variées. Cela illustre la nécessite de continuer à agir pour améliorer la qualité de l’air.

Evaluation des micro-capteurs

Cette expérimentation visait également évaluer la contribution potentielle des micro-capteurs à un dispositif de surveillance de la qualité de l’air. Cette expérimentation grandeur nature d’un an met en avant la nécessité de disposer d’un dispositif de surveillance performant basé sur un ensemble d’outils de références (réseau de stations de référence, cartographies, couplages des mesures par tubes à diffusion pour le NO2…) pour valider en permanence la qualité des données produites par les micro-capteurs et les conditions d’utilisation associées. Les micro-capteurs n’ont pas permis d’apporter plus d’informations que le dispositif de référence et les outils de cartographie à très haute résolution existants quant aux différences entre les cours d’école et les rues avoisinantes. Si les micro-capteurs restent à l’heure actuelle de formidables outils de pédagogie qui doivent être utilisés pour aider à sensibiliser la population à la qualité de l’air, en air extérieur, il est déconseillé d’utiliser un réseau de micro-capteurs seul pour assurer la surveillance et l’information du public.

> Les résultats de cette étude, ainsi que les fiches écoles, sont disponibles dans le rapport d’Airparif.

  Posté le : 11 mai 2021