Les polluants réglementés et leurs effets sur la santé et l’environnement

En raison des effets que peuvent avoir certains polluants sur la santé et l’environnement, la surveillance de ces polluants est réglementée.

Cette réglementation se retrouve notamment dans la directive européenne INSPIRE.

Elle concerne :

> Pour en savoir plus, téléchargez la plaquette « l’air que nous respirons »

> Accédez aux flux des données mis à disposition par les AASQA

Les effets du dioxyde d’Azote

SUR LA SANTE
Le NO2 est un gaz irritant pour les bronches. Chez les asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l’enfant, il favorise les infections pulmonaires.

SUR L’ENVIRONNEMENT
Les NOX participent aux phénomènes des pluies acides, à la formation de l’ozone troposphérique, dont ils sont l’un des précurseurs, et à l’atteinte de la couche d’ozone stratosphérique comme à l’effet de serre.

 

Les effets des particules en suspension

SUR LA SANTE
Selon leur taille (granulométrie), les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire. Les particules les plus fines peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes.

SUR L’ENVIRONNEMENT
Les effets de salissure des bâtiments et des monuments sont les atteintes à l’environnement les plus évidentes.

 

Les effets du dioxyde de soufre

SUR LA SANTE
Le SO2 est un irritant des muqueuses, de la peau, et des voies respiratoires supérieures (toux, gêne respiratoire). Il agit en synergie avec d’autres substances, notamment avec les fines particules. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.

SUR L’ENVIRONNEMENT
Le SO2 se transforme en acide sulfurique au contact de l’humidité de l’air et participe au phénomène des pluies acides. Il contribue également à la dégradation de la pierre et des matériaux de nombreux monuments.

 

Les effets de l’ozone

SUR LA SANTE
L’O3 est un gaz agressif qui pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines. Il provoque toux, altération pulmonaire ainsi que des irritations oculaires. Ses effets sont très variables selon les individus.

SUR L’ENVIRONNEMENT
L’O3 a un effet néfaste sur la végétation (sur le rendement des cultures par exemple) et sur certains matériaux (caoutchouc…). Il contribue également à l’effet de serre.

 

Les effets du monoxyde de carbone

SUR LA SANTE
Le CO se fixe à la place de l’oxygène sur l’hémoglobine du sang, conduisant à un manque d’oxygénation de l’organisme (coeur, cerveau…). Les premiers symptômes sont des maux de tête et des vertiges. Ces symptômes s’aggravent avec l’augmentation de la concentration de CO (nausée, vomissements…) et peuvent, en cas d’exposition prolongée, aller jusqu’au coma et à la mort.

SUR L’ENVIRONNEMENT
Le CO participe aux mécanismes de formation de l’ozone troposphérique. Dans l’atmosphère, il se transforme en dioxyde de carbone CO2 et contribue à l’effet de serre.

 

Les effets des composés organiques tels que le benzène et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

SUR LA SANTE
Les effets des COV sont très variables selon la nature du polluant envisagé. Ils vont d’une certaine gène olfactive à des effets mutagènes et cancérigènes (Benzène), en passant par des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire.

SUR L’ENVIRONNEMENT
Les COV jouent un rôle majeur dans les mécanismes complexes de formation de l’ozone dans la basse atmosphère (troposphère). Ils interviennent également dans les processus conduisant à la formation des gaz à effet de serre.

 

Les effets des métaux lourds : le plomb, l’arsenic, le cadmium, le nickel, le mercure

SUR LA SANTE
Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ou autres…

SUR L’ENVIRONNEMENT
Les métaux toxiques contaminent les sols et les aliments. Ils s’accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques. Certains lichens ou mousses sont couramment utilisés pour surveiller les métaux dans l’environnement et servent de « bio-indicateurs ».