sante respiratoire 2022

Etats Généraux de la Santé respiratoire : contribution d’Atmo France

A l’occasion des premiers Etats Généraux de la Santé respiratoire organisée par la Société de Pneumologie de Langue Française, avec un collectif de 17 associations de patients et d’usagers et organisations représentatives des professionnels de santé, Atmo France a déposé une contribution.

Des Etats Généraux de la Santé respiratoires

Près de 10 millions de français souffrent aujourd’hui d’une maladie respiratoire chronique. L’urgence de la prise en charge des affections respiratoires, vécues au quotidien par les citoyens français, est désormais renforcée par le dérèglement climatique et a récemment été mis en exergue par la crise sanitaire de la Covid-19.

Cette démarche inédite d’Etats Généraux de la Santé respiratoire propose aux citoyens et à toutes les parties prenantes concernées de faire part de leurs propositions pour améliorer la santé respiratoire en France sur la plateforme en ligne : MaSanteRespiratoire2022.fr. Ces contributions seront synthétisées et présentées aux candidats à l’élection présidentielle en décembre prochain à Paris.

La contribution d’Atmo France

Les AASQA sont agréées par le Ministère de la Transition Ecologique pour :

  • Surveiller et prévoir l’air et l’atmosphère par des mesures, des modélisations (cartographies et scénarisations) et des inventaires (cadastres d’émissions air et énergie) ;
  • Informer et sensibiliser la population et les acteurs locaux au quotidien et en cas d’épisodes de pollution ;
  • Accompagner les décideurs par l’évaluation des actions de lutte contre la pollution de l’air et de réduction de l’exposition de la population à la pollution de l’air ;
  • Améliorer les connaissances et participer aux expérimentations innovantes sur les territoires.

Le champ d’intervention des AASQA couvre un large panel de polluants : outre les polluants réglementés (particules, oxydes d’azote et de soufre, ozone…), les AASQA développent des partenariats ou des campagnes volontaires pour surveiller les polluants préoccupants tels que les pesticides, les particules ultrafines, l’ammoniac, le carbone de suie…, ou encore les polluants de l’air intérieur et les gaz à effet de serre.

Les AASQA étant présentes en outre-mer, des campagnes et des communications étendues aux thématiques spécifiques ultramarines sont mise en place.

Depuis 2016, les AASQA sont l’un des acteurs officiels de surveillances des pollens et des moisissures dans l’air (avec le Réseau Nationale de Surveillance Aérobiologique et l’Association des Pollinariums de France). Plusieurs projets de modélisation sont en cours de développement afin d’offrir aux allergiques de l’information au plus proche de leur besoin.

Les AASQA sont des actrices incontournables du terrain, des partenaires pour les décideurs publics. Dans la volonté d’accompagner les politiques locales en faveur d’un environnement sain, les AASQA ont solidifiées leurs compétences en termes de politique transversale Air-Climat-Energie.

Dans plusieurs régions, il est également proposé des formations de nez afin de travailler sur les problématiques des odeurs.

Le réseau des AASQA fédère plus de 600 experts de la qualité de l’air : techniciens, spécialistes en physique-chimie de l’atmosphère, ingénieurs (études, inventaires, modélisation), référents territoriaux, coordinateurs de plans et programmes, communicants, etc. Ils offrent de l’information fiable et transparente ainsi que des indicateurs homogènes sur l’ensemble du territoire qui intéressent fortement les professionnels de santé.

Plusieurs collaborations avec des Centre Hospitaliers Universitaires ont permis d’enrichir le travail sur des sujets tel que la bronchopneumopathie chronique obstructive. Des données sont également fournies à des épidémiologistes afin qu’elles soient croisées avec les pics d’admissions enregistrés dans les services d’urgence ou de pneumologie.

Cette expertise est mise à disposition des acteurs publics et privés ainsi qu’à la Société de Pneumologie de Langue Française et les organisations de patients, d’usagers et de professionnels de santé organisant ces 1ers Etats Généraux de la Santé respiratoire.

Le réseau de surveillance de la qualité de l’air permet d’informer de manière fiable et transparentes avec des indicateurs homogènes. Ce réseau est à soutenir et renforcer par la prise en compte des polluants non règlementés mais préoccupants et/ou d’intérêt général.

Afin d’améliorer la prise d’action en faveur de la santé, il est nécessaire de développer des valeurs règlementaires seuil par inhalation pour les polluants préoccupants.

L’évaluation des impacts sanitaires d’effets cocktails de polluants est important à développer.

Il faut assurer une meilleure prise en compte de la transversalité des sujets Air-Climat-Energie, aussi bien dans les plans locaux d’actions que dans les objectifs des politiques européennes, nationales et locales.

> Retrouvez la contribution d’Atmo France
> et le site de Ma Santé respiratoire 2022

  Posté le : 04 octobre 2021