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Enquête d’opinion sur la qualité de l’air en Nouvelle-Aquitaine

Pour alimenter la conception du Programme Régional de Surveillance de la Qualité de l’Air 2022-2026, Atmo Nouvelle-Aquitaine, l’observatoire de la qualité de l’air en région Nouvelle-Aquitaine, a mené une enquête d’opinion auprès des habitants avec l’institut BVA. Objectifs ? Cerner le degré de connaissances, les comportements et les attentes des Néo-Aquitain.es vis-à-vis de la qualité de l’air, évaluer la notoriété d’Atmo Nouvelle-Aquitaine et recenser les besoins en matière d’information des citoyens, pour construire un contenu le plus adapté possible aux attentes des habitants. Présentation des résultats.

Les Néo-Aquitains satisfaits de la qualité de l’air de leur commune

Les habitants de Nouvelle-Aquitaine sont principalement satisfaits de la qualité de l’air dans leur commune (69% des répondants la qualifient de « bonne »). Une proportion qui va cependant en descendant au fur et à mesure que l’échelon augmente : ils sont 58% à considérer que la qualité de l’air est bonne dans leur département, 49% en Nouvelle-Aquitaine et 16% pour la France.

Mais néanmoins préoccupés par le sujet

Ils sont 70% à déclarer se sentir concernés par la qualité de l’air, une part par ailleurs plus marquée chez les profils résidant dans des zones davantage exposées à la pollution : ce sont 93% des répondants considérant que la qualité de l’air est dégradée dans leur commune qui l’affirment, mais également 93% de ceux habitant près d’une voie de circulation à fort trafic et 75% de ceux vivant en ville. Au contraire, les ruraux sont 35% à affirmer ne pas se sentir concernés par celle-ci.
Si la moitié des répondants est plutôt positive concernant la bonne qualité de l’air, ils sont bien plus à être assez, si ce n’est beaucoup, préoccupés lorsqu’il s’agit d’activités pouvant influencer négativement la qualité de l’air de la région : 74% témoignent de leurs préoccupations relatives aux déplacements routiers, 67% concernant les activités industrielles et 62% pour les polluants venants d’autres régions ou pays. À l’inverse, ils semblent moins préoccupés par les pollutions d’origine naturelle (47%), le chauffage des bâtiments (42%) ou les sources de pollution dans leur logement ou leur jardin (33%).
Des préoccupations qui font par ailleurs écho aux principales conséquences de la détérioration de la qualité de l’air de la région selon eux : ils pensent principalement que cette dernière implique notamment une contamination des sols et de l’eau (51%) mais sont également plus d’1/3 à se positionner sur des conséquences quant au réchauffement climatique et à la dégradation de la santé.

Doutes sur l’impact de leur comportement

Ils sont, en outre, un peu moins de 2/3 (63%) à considérer que leur comportement puisse avoir un impact sur la qualité de l’air de leur lieu de vie. Une nouvelle fois, les répondants sont plus engagés dès lors qu’ils affirment que la qualité de l’air de leur commune est mauvaise (87%).
Pourtant, et en pratique, c’est une proportion supérieure à celle-ci qui se déclare prête à agir en aérant son logement (93%), en compostant ses déchets (80%), en limitant l’usage de ses appareils de chauffage ou climatisation (79%) ou en utilisant des modes de transport doux pour ses déplacement quotidiens (68%). Davantage de réserves sont cependant émises lorsqu’il s’agit de modifier ses autres modes de déplacement et notamment d’abandonner son propre véhicule au profit du co-voiturage (50%) ou des transports publics (41%).

Un niveau d’information considéré comme modeste avec peu de démarches proactives

Concernant leur niveau d’information sur les diverses thématiques de qualité de l’air, les répondants sont cette fois-ci bien plus mesurés. Une moitié (52%) affirme se sentir bien ou assez informée sur les effets de la pollution de l’air sur leur santé, lorsque moins de la moitié considère l’être sur l’intégralité des autres thématiques abordées.
En parallèle, ils ne sont que 21% à chercher des informations sur la qualité de l’air de leur plein gré, et 65% à témoigner de leur intérêt pour cette dernière dès lors qu’elle leur est communiquée. Cela rassemble près de 86% des répondants qui se considèrent intéressés par des informations sur la qualité de l’air, qu’ils préfèreraient principalement consulter sur des panneaux d’affichage dans leur commune (48%) voire un site internet (36%), une application mobile ou un e-mail (32%). Ces canaux d’informations varient cependant énormément selon les profils et peinent à fédérer l’intégralité de ceux-ci sur l’un d’entre eux.

Méthodologie

Cette enquête régionale a été conduite par l’Institut BVA pour le compte d’Atmo Nouvelle-Aquitaine. L’enquête a été réalisée du 01 au 08 juin 2021 par internet auprès d’un échantillon de 600 répondants de 18 ans et plus, représentatif de la population de Nouvelle-Aquitaine. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération.

> Visionnez la vidéo (2 mn) des principaux enseignements de l’enquête

> Téléchargez l’étude complète

  Posté le : 23 septembre 2021