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De moins bonnes performances cognitives à cause de la pollution atmosphérique

Le 10 mars 2022, l’Inserm a publié une étude qui démontre que l’exposition à la pollution atmosphérique augmenterait le risque d’avoir de moins bonnes performances cognitives.

Les chercheurs de l’Inserm, de l’université de Rennes 1 et de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) à l’Irset ont comparé les résultats de tests cognitifs d’un large échantillon de personnes selon leur niveau d’exposition à ces différents polluants.
Résultat : en croisant les résultats des tests cognitifs avec le niveau d’exposition aux trois polluants atmosphériques (PM2.5, NO2 et carbone suie), l’étude indique que l’exposition à de plus grandes concentrations de ces polluants serait associée significativement à un plus bas niveau de performances dans les trois domaines cognitifs étudiés.

« Les capacités les plus impactées sont la fluence verbale et les fonctions exécutives, précise Bénédicte Jacquemin, la chercheuse Inserm qui a dirigé ces travaux. Le dioxyde d’azote et les particules PM2,5 impactent d’avantage la fluence verbale, tandis que le carbone suie a un plus grand impact sur les fonctions exécutives. »

Elle conclut : « La prochaine étape de nos recherches consiste à observer l’évolution dans le temps des fonctions cognitives de ces adultes, afin de voir si l’exposition à la pollution est aussi associée à une baisse du fonctionnement cognitif avec le temps, baisse qui peut refléter les premiers signes de démences, tant de la maladie d’Alzheimer que d’autres formes de démences du sujet âgé. »

> Retrouvez l’étude sur The Lancet (en anglais) et le communiqué de presse de l’Inserm

  Posté le : 21 mars 2022