chaufferie bois

Chaufferies bois : mieux connaitre les risques sanitaires

Le choix d’utiliser le combustible bois comme source d’énergie est de plus en plus mise en avant notamment avec le plan d’action « « chauffage au bois domestique performant » lancé en juillet 2021 par le Gouvernement pour faire face aux enjeux climatiques. Mais le chauffage au bois a également des inconvénients avec un impact sur la qualité de l’air. Pour accompagner le développement des chaufferies bois collectives en Normandie, Atmo Normandie, l’observatoire de la qualité de l’air en Normandie, a mené une étude qui fait le point sur le chauffage au bois dont les risques sanitaires et les avantages d’une utilisation collective

Projet RisaChabois

Le projet RisaChaBois vise à mieux connaître les risques sanitaires associés aux émissions des chaufferies bois.
L’enjeu est de développer la filière tout en minimisant l’impact sur la qualité de l’air et les risques sanitaires associés. Avant de travailler à la scénarisation par modélisation de différentes configurations d’implantation des chaufferies bois sur le territoire normand, une première étape a constituée à une analyse bibliographique des enjeux liés au développement des chaufferies bois collectives : quels polluants émis ? quels risques sanitaires documentés ? quel cadre réglementaire pour les chaufferies bois ? quels impacts sur la qualité de l’air ?

Atmo Normandie a contribué à ce projet en rédigeant la première phase bibliographique.

Le projet RisaChaBois est porté conjointement par la DREAL Normandie, l’ADEME Normandie, l’ARS Normandie, la Région Normandie, Atmo Normandie et Biomasse Normandie.

Principales conclusions

  • La combustion de biomasse contribue à la dégradation de la qualité de l’air, aussi bien extérieure qu’intérieure, avec un impact parfois significatif sur la pollution d’origine particulaire en période hivernale. Ces émissions sont en grande partie imputables au chauffage individuel au bois […] A l’inverse des équipements domestiques, les rejets des installations de puissance supérieure à 1 MW sont contrôlés et limités du fait de la réglementation ICPE en vigueur
  • La combustion de biomasse participe aux effets de la pollution atmosphérique à hauteur de sa contribution aux niveaux ambiants et évaluer le risque sanitaire associé spécifiquement à cette source est difficile à partir de mesures dans l’air ambiant.
  • Sur la base des études d’impact des chaufferies biomasse parcourues dans le cadre de ce travail, il apparait que les résultats de modélisation et/ou les résultats de mesure de qualité de l’air dans l’environnement proche d’une installation aboutissent systématiquement à conclure à l’impact faible voir à l’absence d’impact de la chaufferie.

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  Posté le : 06 décembre 2021