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Avis de pollution de l’air

Depuis plusieurs jours, plusieurs départements subissent des épisodes de pollution de l’air. Qu’est-ce qu’un épisode de pollution de l’air ?  Comment connaître le niveau de pollution de l’air ? Quels sont les impacts de la pollution de l’air sur ma santé ? Comment doit-on agir en cas d’épisode de pollution ? Retrouvez les réponses à ces questions !

Qu’est-ce qu’un pic/épisode de pollution ?

Un épisode de pollution de l’air se caractérise par une quantité trop élevée d’un ou de plusieurs polluants dans l’air, qui peuvent présenter un risque pour la santé et l’environnement. Les principaux polluants de l’air sont l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2) et les particules, dénommées PM10 et PM2,5 en fonction de leur taille.
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Pour en savoir plus sur les effets des polluants, cliquez ici

Pourquoi y-a-t-il des épisodes de pollution de l’air ?

Les pics de pollution sont en partie dus aux conditions météorologiques, notamment dans les situations stables où il y a peu ou pas de vent, que l’air froid plaque les polluants à proximité du sol en période hivernale (pics de particules et d’oxydes d’azote) ; ou lorsqu’il fait chaud et ensoleillé en période estivale (conditions propices à la formation d’ozone et de particules fines secondaires).

Ils peuvent également être dus à une augmentation saisonnière des émissions de certains polluants : émissions liées à certaines activités agricoles, utilisation saisonnière du chauffage au bois…

Pour chacun des polluants, il existe un seuil d’information/recommandation et un seuil d’alerte. On parle de pic de pollution lorsque le seuil est atteint.

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Comment connaître le niveau de pollution de l’air ?

L’indice Atmo (qui va de 1 à 10) permet de savoir par un code couleur quel est le niveau de pollution de l’air observé. Il est élaboré quotidiennement par chaque AASQA sur les principales agglomérations de sa région de compétence suivant des règles fixées dans un arrêté national.

> Pour plus d’informations sur les niveaux de pollution à l’échelle régionale et locale, consultez les sites internet des AASQA.
> Pour en savoir plus sur l’indice Atmo, cliquez ici

Quels sont les impacts de la pollution de l’air sur ma santé ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air est le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. Les particules contribuent significativement à cet impact sur la santé. En effet, depuis de nombreuses années, les études scientifiques montrent clairement que l’inhalation des particules en suspension dans l’air est à l’origine de l’apparition ou de l’aggravation de diverses pathologies chez l’homme.

Comment doit-on agir en cas d’épisode de pollution ?

Les actions à tenir en période d’épisode de pollution sont graduées par le préfet en fonction de l’intensité de l’épisode observé.

  • le premier niveau rend nécessaire la diffusion immédiate d’informations adaptées (information sur l’épisode de pollution) et de recommandations pour permettre à tous de réduire certaines émissions, et aux personnes sensibles de prendre des précautions. Il s’agit du seuil dit « d’information et de recommandations ». C’est le niveau au-delà duquel une exposition de courte durée aux polluants présents dans l’air induit un risque pour la santé, particulièrement pour les personnes sensibles.
  • le second niveau justifie l’intervention de mesures d’urgence contraignantes pour les secteurs émetteurs de polluants dans l’air. Il s’agit du seuil d’alerte : c’est le niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement.

Voici les principales recommandations sanitaires et comportementales :
Recommandations sanitaires
• privilégier les activités calmes, adapter les activités physiques sportives
• adapter ou éviter les activités sportives intenses, notamment pour les personnes sensibles
• suivre strictement les traitements médicaux et en cas de fortes gênes respiratoires ou de troubles cardiaques,
ne pas hésiter à contacter un médecin
• limiter l’exposition aux produits irritants (tabac, solvants, peintures,…)
• ne pas se confiner et ne pas modifier les habitudes d’aération et de ventilation
En cas d’alerte :
• pour les enfants de moins de 15 ans : reporter toute compétition sportive,
• pour les personnes de plus de 15 ans : reporter les compétitions sportives prévues à l’extérieur

Recommandations comportementales
• limiter, pour les déplacements privés et professionnels, l’usage des véhicules automobiles par recours au covoiturage
et transports en commun.
• privilégier pour les trajets courts, les modes de déplacement non polluants (marche à pied, vélo).
• différer, si possible, les déplacements pouvant l’être.
• arrêter, en période de chauffe, l’utilisation des appareils de combustion de biomasse non performants
(foyers ouverts, poêles acquis) avant 2002.
• maîtriser la température dans les bâtiments (chauffage ou climatisation).
• respecter l’interdiction des brûlages à l’air libre et l’encadrement des dérogations.
• reporter les travaux d’entretien ou nettoyage nécessitant l’utilisation de solvants, peintures, vernis.
• reporter les émissions industrielles d’oxydes d’azote, de particules et de composés organiques volatils.
• reporter les épandages agricoles de fertilisants ainsi que les travaux de sol.

Quelles mesures peuvent prendre les préfets pour réduire les émissions de polluants en période d’épisode de pollution ?

Les recommandations ou restrictions pour réduire les émissions de polluants et l’exposition des personnes sensibles dépendent du degré et de la durée du pic.

En cas d’épisode de pollution, le préfet dispose d’un panel de mesures qu’il peut appliquer. Il peut s’agir :

· dans les transports : intensifier les contrôles de pollution des véhicules, réduire la vitesse de circulation, mettre en place la circulation alternée ;
· dans l’industrie : recommander ou imposer le report de certaines opérations industrielles ;
· dans l’agriculture : recommander le report l’épandage de fertilisants ;
·  dans le secteur résidentiel tertiaire : recommander ou imposer l’interdiction de l’utilisation de certains appareils de chauffage.

Depuis le 1er juillet 2014, un arrêté interministériel clarifie et harmonise au niveau national les procédures à suivre en cas de pic de pollution. Il liste les actions recommandées ou obligatoires à mettre en place, dans chaque secteur d’activité (transport, industrie, agriculture, résidentiel-tertiaire). Prises par les préfets, ces mesures sont choisies en fonction des polluants concernés et du contexte local.

Les collectivités locales peuvent aussi participer aux actions pour réduire les émissions en proposant par exemple la gratuité du stationnement résidentiel ou en favorisant l’utilisation des transports en commun. Les entreprises peuvent aussi s’organiser pour limiter les déplacements de leurs salariés.