Communiqué de presse

signature de la convention Autopollen avec De droite à gauche : David Bréhon, directeur Air Pays de la Loire et référent national pollens, Serge Pellier, Atmo Auvergne – Rhône Alpes référent national pollens, Guy Bergé, Président d’Atmo France et Marine Tondelier, déléguée générale d’Atmo France

Atmo France s’engage pour améliorer la surveillance des pollens en France – 3 octobre 2019

Les pollens sont à l’origine d’environ 50 % des allergies, 4e maladie chronique mondiale , qui, selon certaines études, risquent de s’aggraver avec le réchauffement climatique. Face à ce constat, Guy Bergé, président d’Atmo France, le réseau des Associations agréées de surveillance de la qualité (AASQA), a signé une convention avec le réseau européen des organismes météorologiques Eumetnet, pour améliorer la surveillance et l’information des citoyens sur la problématique des pollens en France.

Une implication encore plus importante des AASQA pour une information fiable en temps réel sur les pollens pour tou·te·s


Actrices dans la coordination nationale de surveillance, les AASQA sont particulièrement impliquées sur les pollens depuis le milieu des années 90 : comptage hebdomadaire de pollens, suivi de pollinariums et de polliniers, estimation du risque allergique à l’ambroisie par modélisation en Auvergne-Rhône-Alpes, bulletins pollens quotidiens sur les réseaux sociaux et les sites internet, pages dédiées sur les sites internes, etc.

Elles souhaitent aujourd’hui s’engager plus en avant sur la voie de l’information au profit des personnes allergiques pour favoriser la prise en compte des risques sanitaires et en réduire les effets. Dans cette optique, Atmo France a signé une convention avec Eumetnet pour participer au programme européen Autopollen qui vise à la création d’un réseau de détection automatique de pollens au niveau européen et à la mise en place de services à partir de ces mesures. La France sera ainsi représentée par Atmo France et par le RNSA.

A travers ce programme, Atmo France souhaite notamment :
• Apporter son expertise sur la définition des principales normes de surveillance automatique du pollen (méthodes, sites, format des données, évaluation et contrôle de la qualité, etc.) ;
• Fournir des informations et des recommandations pour l’établissement de réseaux automatiques de surveillance des pollens
• Apporter son expérience sur le développement de services aux utilisateurs basés sur des données de pollens en temps réel ;
• Partager l’expertise multidisciplinaire à l’échelle européenne afin d’assurer la synergie et la collaboration.

Autopollen
Le programme Autopollen vise à tirer pleinement parti du grand potentiel de progrès que représentent les observations automatiques du pollen. Il rassemble un consortium de toute l’Europe disposant de l’expertise multidisciplinaire nécessaire pour relever les défis qui se posent tout au long de la chaîne d’information, depuis l’observation proprement dite jusqu’au produit final défini par l’utilisateur final. Autopollen pourrait également favoriser une convergence avec les communautés de surveillance de la qualité de l’air, ce qui permettrait d’améliorer le service.

Les pollens, une surveillance nécessaire


Un français sur 4 souffre d’allergie respiratoire, la cause est très majoritairement due à des allergènes tels que les pollens et dans une moindre mesure les moisissures. Selon plusieurs études, cette tendance risque de s’accroitre avec le réchauffement climatique. En effet, la hausse des températures conduise à l’augmentation des quantités de pollens dans l’air, à des périodes de pollinisation plus longues et de facto potentiellement des gênes ou des allergies respiratoires plus fréquentes.

Un français sur 4 souffre d’allergie respiratoire, la cause est très majoritairement due à des allergènes tels que les pollens et dans une moindre mesure les moisissures. Selon plusieurs études, cette tendance risque de s’accroitre avec le réchauffement climatique. En effet, la hausse des températures conduise à l’augmentation des quantités de pollens dans l’air, à des périodes de pollinisation plus longues et de facto potentiellement des gênes ou des allergies respiratoires plus fréquentes.

Pour permettre aux personnes allergiques d’adapter leurs traitements et leurs comportements, et ainsi voir réduire les symptômes et les coûts de prise en charge de l’allergie, une surveillance et une information sur les pollens est nécessaire. Depuis 2016, une coordination nationale d’observation a été mise en place, composée de l’Association des Pollinariums Sentinelles de France, de la Fédération Atmo France (le réseau des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air) et du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA). Cette coordination a pour objectifs la détection des pollens et moisissures, la diffusion d’informations de sensibilisation et d’alertes auprès du grand public et des professionnels de santé. Elle publie un bilan annuel en collaboration avec le Ministère des Solidarités et de la Santé (Direction Générale de la Santé) et le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire (Direction Générale de l’Énergie et du Climat).

Atmo France rappelle son plaidoyer de longue date pour un système pérenne et financé de surveillance des pollens en France, outre-mer compris, pour permettre à chacun d’avoir accès à une information fiable et de qualité sur le sujet. Nous avons en ce sens fait des propositions dans le cadre de l’élaboration du 4ème Plan National Santé Environnement (PNSE4).

> Retrouvez le communiqué de presse dans son intégralité